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	<title>SMR &#187; Publications</title>
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		<title>Les Anti-aromatases</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Nov 2002 09:48:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>idbsoft</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L. Mauriac Les inhibiteurs de l’aromatase ont été utilisés dans les années 1980 dans les cancers du sein métastatiques. L’aminoglutéthimide, prescrit initialement comme anti-comitial puis comme anti-surrénalien est venu renforcer l’arsenal thérapeutique dominé alors par les anti-estrogénes dont une seule molécule était synthétisée, le tamoxiféne. Ils ont pris ensuite leur plein essor lorsque leur sélectivité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L. Mauriac<br />
</em><br />
Les inhibiteurs de l’aromatase ont été utilisés dans  les années 1980 dans les cancers du sein métastatiques. L’aminoglutéthimide,  prescrit initialement comme anti-comitial puis comme anti-surrénalien est venu  renforcer l’arsenal thérapeutique dominé alors par les anti-estrogénes dont une  seule molécule était synthétisée, le tamoxiféne. Ils ont pris ensuite leur plein  essor lorsque leur sélectivité a pu être développée, permettant de bloquer de  façon spécifique le complexe enzymatique de l’aromatase. Deux catégories  d’inhibiteurs, type I et type II, sont actuellement à notre disposition.<span id="more-373"></span></p>
<p>Les anti-aromatases de 2ème génération sont des inhibiteurs stéroïdiens de  type I [formestane (intra-musculaire) et exemestane (oral)]. Ils ont une  analogie de structure avec le substrat physiologique de l’aromatase,  l’androstène dione. Se fixant sur l’enzyme, à sa place, ils bloquent de façon  irréversible son activité ; on les appelle « inhibiteurs suicide » ou  inactivateurs de l’aromatase. Le groupe d’anti-aromatases de 3ème génération  comporte des inhibiteurs non stéroïdiens dits de type II [anastrozole,  letrozole]. Ils se lient de façon réversible au complexe enzymatique.</p>
<p>La première étape d’évolution clinique s’est faite en phase métastatique chez  des patientes dont la maladie avait progressé sous anti-estrogènes ( deuxième  ligne de traitement ). Plusieurs études ont pu comparer 4 inhibiteurs de  l’aromatase au progestatif de référence qui était l’acétate de mégestrol. Les  deux études comparant l’anastrozole au progestatif n’ont pas montré de  différence en terme d’efficacité. Les deux études comparant le letrozole au  progestatif ont montré soit une équivalence d’efficacité, soit de meilleurs taux  de réponse, de durée de réponse et de temps jusqu’à l’échec du traitement pour  le letrozole. La comparaison des 2 inhibiteurs de l’aromatase de type stéroïdien  au progestatif ne montre aucune différence d’efficacité pour le formestane,  alors que l’exemestane procure une amélioration du temps jusqu’à la progression  ou à l’échec du traitement et même une amélioration de la survie.</p>
<p>Dans toutes ces études, la tolérance au progestatif était moins bonne que  celle constatée avec les inhibiteurs de l’aromatase. De ce fait, ces produits  sont à préférer au progestatif en 2ème ligne de traitement.</p>
<p>En 1ère ligne de traitement métastatique, plusieurs études viennent d’être  publiées . Deux études multicentriques, évaluant l’efficacité de l’anastrozole,  montrent des résultats équivalents à ceux du tamoxifène. Quant à l’étude  comparant le letrozole à l’anti-estrogène, elle montre une meilleure efficacité  de l’inhibiteur de l’aromatase en taux de réponse et en temps jusqu’à  progression. Enfin, le formestane est équivalent au tamoxifène, bien que ce  dernier obtienne un meilleur temps jusqu’à progression et jusqu’à échec du  traitement. Enfin, une étude comparant l’exémestane au tamoxiféne vient de  terminer ses inclusions (EORTC).</p>
<p>Le indications des anti-aromatases en situation adjuvante est actuellement en  cours de développement.</p>
<p>Quatre études multicentriques randomisées comparent la prescription du  traitement standard ( 5 ans de tamoxifène) à l’administration d’un  anti-aromatase pendant la même durée ou à l’alternance de l’anti-estrogène et de  l’anti-aromatase. Sont actuellement étudiés l’anastrozole, le letrozole et  l’exemestane.</p>
<p>Deux autres études d’hormonothérapie adjuvante, où le traitement est prolongé  au-delà de 5 ans, analysent les thérapeutiques séquentielles  (anti-estrogènes/anti-aromatase), soit avec le letrozole, soit avec  l’exemestane.</p>
<p>Les premiers résultats divulgués concernent l’étude évaluant l’anastrozole.  Ils ont été publiés en Juin de cette année dans le Lancet (M. Baum). Cette étude  internationale multicentrique a inclus 9386 femmes ménopausées atteintes d’un  cancer du sein non métastatique, hormonosensible, recevant ou non une  chimiothérapie adjuvante complémentaire. Les patientes recevaient par  randomisation soit du tamoxiféne et un placébo, soit de l’anastrozole et un  placébo, soit les deux produits actifs.</p>
<p>Avec un suivi médian de 33,3 mois, existe un bénéfice en terme de survie sans  rechute (p= 0,013) en faveur de l’anastrozole alors que l’association des 2  produits ne donne pas de différence. Les 8% de patientes dont la tumeur  n’exprime pas de récepteur ne tirent aucun bénéfice de l’antiaromatase. Par  ailleurs le risque de cancer du sein controlatéral est diminué de 58% par  l’anastrozole par rapport au tamoxiféne ( qui réduit lui même ce risque de 30 à  40 %).</p>
<p>Quant à la toxicité de l’anastrozole, elle est moins importante que celle du  tamoxiféne en ce qui concerne le risque de cancer de l’endométre, de  métrorragie, de thrombo embolie et de bouffées de chaleur. A l’inverse, le  risque de fracture et de douleurs ostéo articulaire est augmenté par  l’antiaromatase.</p>
<p>Malgré ces résultats prometteurs, il n’est pas encore conseillé de prescrire  encore en routine cet anti-aromatase tant qu’un recul suffisant ne sera pas  obtenu pour valider l’efficacité réelle de l’anatrozole par rapport au  tamoxiféne et tant que la toxicité , en particulier sur le squelette, ne sera  pas mieux analysée dans des études complémentaires actuellement en cours sur un  sous groupe de patientes. D’ici là, les autres essais en cours d’inclusion  actuellement, auront peut être apporté des réponses complémentaires.</p>
<p>Enfin, les anti-aromatases sont en cours de développement dans les  traitements néo-adjuvants du cancer du sein. Une étude randomisée multicentrique  a montré que le létrozole était statistiquement plus efficace en terme de  régression tumorale que le tamoxiféne. Cette étude visait aussi à analyser les  facteurs prédictifs de la réponse à l’anti-estrogéne et à l’anti-aromatase .  Elle montre que les tumeurs hyperexprimant erb-B2 régressent mieux sous  létrozole que sous tamoxiféne. Cela permettra probablement dans l’avenir  d’affiner les indications des inhibiteurs de l’aromatase par rapport aux  anti-estrogènes.</p>
<p>En conclusion, les anti-aromatases, après avoir pris la place des  progestatifs en situation palliative, sont en concurrence directe avec les  anti-estrogénes en premiére ligne de traitement palliatif mais aussi en phase  adjuvante. Ils représentent un atout majeur dans l’arsenal thérapeutique,  offrant au patient une ligne, voire deux, de traitement hormonal  complémentaires.</p>
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		<title>Stratégie pour le transfert embryonnaire</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Nov 2002 09:46:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>idbsoft</dc:creator>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Publication]]></category>

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		<description><![CDATA[Laboratoire Marcel Mérieux 1 Rue Laborde 69500 BRON Une stratégie pour le transfert embryonnaire est nécessaire pour optimiser les résultats de la fécondation in vitro, exprimés en terme d’enfants nés, tout en évitant la survenue de grossesses multiples de rang élevé. Par ailleurs, ces grossesses de rang élevée comportent des risques obstétricaux élevés. A l’heure [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Laboratoire Marcel Mérieux<br />
1 Rue Laborde<br />
69500 BRON</p>
<p>Une stratégie pour le transfert embryonnaire est nécessaire pour optimiser  les résultats de la fécondation in vitro, exprimés en terme d’enfants nés, tout  en évitant la survenue de grossesses multiples de rang élevé. Par ailleurs, ces  grossesses de rang élevée comportent des risques obstétricaux élevés.<span id="more-370"></span></p>
<p>A l’heure actuelle, la majorité des replacements embryonnaires sont réalisés,  2-3 jours après la ponction, soit avant ou immédiatement au moment de la mise en  route du génôme embryonnaire. Il s’agit là d’un geste « aveugle ». Les critères  cinétiques et/ou morphologiques peuvent quand même, dans un certaine mesure  aider à une estimation assez grossière de la qualité. Les retards dans les  cycles cellulaires sont par contre très pénalisants,, dès le début du  développement embryonnaire préimplantatoire. La position et la morphologie des  pronuclei (en relation avec les nucléoles) permettent une évaluation grossière.  Les techniques de micro-injection perturbent ces évaluations : en effet, la  micro-injection peut avoir un effet positif en accélérant la fécondation,  évitant une pénalisation liée à la diminution des ARN messagers « utiles » de  l’ovocyte. Cependant, comme l’ont montré Griffits et al (2000), cette technique  obère la qualité embryonnaire estimée en terme de formation de blastocystes.</p>
<p>Par ailleurs, il n’existe pas de critère biochimiques susceptibles de  trancher clairement : dès 1980, nous avons pu montrer que la consommation de  glucose étant un élément statistiquement discriminant. Elle ne s’applique qu’aux  blastocystes. La production de PAF est également un facteur statistiquement  discriminant (Roudebousch et al. 2002). Cependant des embryons à faible  production sont viables. Il est clair que seul la quantification des messages  spécifiques de l’embryon, modifiant son transport, sa relation avec l’oviducte  et ou le corps jaunes (Cupo, Ménézo et Bueno 1987) permettra de juger de la  qualité embryonnaire dès les stades précoces.</p>
<p>Seule la sélection des embryons après l’activation génômique permet un  évaluation correcte, au moins au niveau morphologique. Elle permet, quand cela  est possible de dépasser les problèmes paternels et maternels. Par ailleurs, le  problème des jumeaux monozygotiques est dorénavant résolu. Ce n’est pas le temps  mais les conditions de culture qui influent négativement sur cette survenue. Par  contre certaines anomalies de la structure de la chromatine (SCSA) du  spermatozoïde ne sont pas « filtrées ». Certes la formation des blastocystes est  réduites mais elle n’est pas nulle. Le potentiel de développement à terme de ces  blastocystes est considérablement réduit. Ceci rejoint à la fois les observation  d’Evenson , Larson et Jost (2002) et de Shapiro et al. 2001).</p>
<p>Enfin, il n’existe objectivement pas de moyen d’améliorer l’implantation  embryonnaire dans le cadre d’un cycle de FIV/ICSI..Par contre, le transfert des  blastocystes permet de les placer dans un utérus « apaisé », où la motricité  utérine s’est réduite (Fanchin et al. 2001).</p>
<p>En conclusion, il apparaît que seul, le transfert des embryons sélectionnés  par une culture prolongée dans des conditions convenables, permettra de réduire  le nombre d’embryons transférés sans réduire l’efficacité des techniques de  FIV/ICSI. Cette approche nous a permis de réduire le nombre des embryons  transférés à 1.8 lors des 3 dernières années.</p>
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